La Fondation pour la promotion du logement bon marché et l'habitat coopératif (FPLC) a notamment pour mission de soutenir la création de coopérative et le développement de leurs projets. A cette fin, la FPLC a engagé un "monsieur coopératives" qui conseille et oriente les jeunes coopératives. N'hésitez pas à le contacter à l'adresse: [email protected]

L'association des maîtres d'ouvrage d'utilité publique (ARMOUP) est également a disposition pour répondre à vos éventuelles questions ([email protected]). L'ARMOUP propose également un cycle de formation à l'attention des employés et membres du Conseil d'administration des coopératives. De la rédaction des statuts de la coopérative à la gestion d'un immeuble en passant par le financement d'un projet, ces cours vous permettront d'approfondir l'ensemble des connaissances utiles au développement d'un projet coopératif.

Finalement, le Groupement des coopératives est bien évidement à votre disposition pour répondre à vos questions concernant:
- l'habitat coopératif en général;
- son développement à Genève;
- la procédure à suivre pour adhérer à notre association

Pour créer une coopératives d'habitation, il faut:
- au moins 7 membres fondateurs
- rédiger les statuts de la coopérative qui répondent aux exigences du code des obligations (l'association romande des maîtres d'ouvrage d'utilité publique - ARMOUP propose un modèle de statuts types)
- tenir une assemblée générale constitutive qui adopte les statuts et fonde la société coopérative.
- inscrire la coopérative au registre du commerce

Une fois la coopérative constituée, celle-ci peut formuler une demande d'adhésion au GCHG.

Oui, mais pas seulement. Les coopératives construisent des logements d'utilité publique au sens de la loi LUP et de la LGL. Ceux-ci sont soumis à une exigence de taux d'effort (ratio entre le revenu du ménage et le loyer) et de taux d'occupation (ratio entre le le nombre de pièces du logement et le nombre d'habitants).

Mais les coopératives construisent aussi des logements à loyers libres, sans contrainte de revenu ni d'occupation. Toutefois, les coopératives sont très attentives à attribuer des logements correspondant aux plus près des besoins de leurs coopérateurs et de manière rationnelle en terme d'espace.

Qu'elles construisent des logements d'utilité publique ou à loyers libres, les coopératives permettent d'offre des logements environs 20% moins chers que les autres acteurs immobiliers.


Le tout vaut plus de la somme de toutes ses parties

Une structure juridique emprunte de solidarité

La coopérative est une société dont le capital est constitué des parts sociales (et cotisations) souscrites par les membres-coopérateurs. Dans le cas des coopératives de logement, la coopérative se situe à mis chemin entre la propriété et la location. En effet, le coopérateur est co-proriétaire de la structure (la société coopérative et son/ses bâtiments) mais est locataire d’un bien particulier (son logement) auprès de la coopérative. Le principe coopératif permet aux individus de mettre leurs ressources (financière, savoir-faire etc…) en commun de manière à construire les logements dont ils ont besoin et qu’ils n’auraient pas les moyens de réaliser individuellement. En outre, quel que soit le nombre de parts sociales qu’il détient, chaque sociétaire dispose d’une voix à l’Assemblée générale. 

Du logement abordable, sans but lucratif et non spéculatif

Les coopératives permettent également de construire des logements envrion 30% moins cher que les acteurs immobliers privés traditionnels. En effet, de part leur statuts, les coopératives s’interdissent tout but lucratif, le versement d’intérêts sur parts sociales est limité (la plupart n’en verse pas) et le rembousement des parts sociales lorsqu’un membre quitte la coopérative ne dépasse pas la somme investie à l’entrée. Ainsi, toute spéculation est évitée. Par ailleurs, les membres coopérateurs sont tant propriétaires de la coopérative que locataires des appartements. Ils n’ont donc aucun intérêt à rechercher une plue-value financière puisque celle-ci sera repercutée sur leur loyer. Le modèle coopératif tend au contraire à la recherche du meilleur rapport qualité-prix de l’habitat. 

Une structure démocratique qui favorise la participation

Les décisions prises par la coopérative revennent à ses membres-coopérateurs, soit directement en Assemblée générale, soit indirectement par l’élection d’un Conseil d’administration. Les membres ont donc l’opportunité de participer aux orientations générales de la coopérative et contrôler la gestion du Conseil d’administration de manière à ce que celui-ci respecte leurs priorités, valeurs, intérêts et aspirations. Par ailleurs, les coopératives dites « participatives » intègrent plus largement leurs membres dans la conception des futurs logements, les infrastructures et aménagements extérieurs et la gestion des espaces communs : une manière de favoriser un mode de vie plus collectif basé sur les échanges, la convivialité et la création de liens sociaux. Les coopératives permettent une nouvelle manière d’habiter dans laquelle les besoins et envie des habitant-e-s se retourvent au cœur du projet d’habitat. 

Un habitat qui respect les principes du développement durable

De plus en plus de coopératives inscrivent leurs choix et leurs actions dans une démarche de construction et d’habitat durable. L’objectif général est de limiter leur impact sur l’environnement en améliorant la preformance énérgétique de leurs bâtiments, en privilégiant les matériaux respectueux de l’environnement et en élaborant des solutions innovantes de gestion des déchets. Les coopératives d’habitation mènent des reflexions approfondies sur la manière d’aménager l’espace urbain pour que leur insertion dans un quartier bénéficie à l’ensemble des ses habitant-e-s. Promotion d’une mobilité durable, aménagement d’espaces communs géré par les habitant-e-s et préférence pour les commerces de proximité et l’économie collaborative sont autant de démarches qui permettent aux coopératives d’améliorer la qualité de vie de leurs membres mais également de tout un quartier.  

Le GCHG regroupe des coopératives de logement actives à Genève et qui adhèrent aux valeurs de sa charte éthique.

Pour adhérer au GCHG, une coopératives doit envoyer à l'adresse [email protected] une lettre de motivation, ses statuts, le bilan de son dernier exercice comptable (si la coopérative en a un), la liste de ses membres fondateurs et la charte du GCHG signée.

Vous retrouverez la liste des critères d'adhésion dans le document joint.

Le comité du GCHG étudiera la demande d'adhésion et demandera, le cas échéant des complément ou modification à la coopérative avant de soumettre sa demande lors d'une Assemblée générale de délégués.

Les coopératives membres pourront participer aux activités du Groupement dès leur adhésion et seront par ailleurs tenues de s'acquitter de leurs cotisations annuelles.

NON, le GCHG est une association faîtière qui regroupe des coopératives de logement et promeut le développement de l'habitat coopératif. Le GCHG n'est donc pas lui-même une coopérative et ne construit pas de logements.

Pour obtenir un logement coopératif, il faut donc adhérer à une coopérative de votre choix (voir liste des coopératives membres du Groupement). Toutefois, nous attirons votre attention sur le fait que les coopératives s'inscrivent dans une action de longue durée. Les listes d'attente dans certaines coopératives sont importantes et la réalisation de projets de construction s'inscrit dans le long terme. Adhérer à une coopérative vous permettra d'être partie prenante de la réalisation de votre futur logement mais ne vous garanti pas un appartement sur le court terme.