Devenir coopérateur

Vous désirez maîtriser votre habitat, prendre des décisions sur la conception ou la gestion de votre logement, vous soustraire à la spéculation immobilière ou simplement partager votre idée de l’habitat au sein d’une structure qui permet de vous exprimer: alors devenez coopérateur !

Adressez-vous directement aux coopératives membres du Groupement. Certaines coopératives vous inscriront sur une liste, dans l’attente qu’un logement se libère. D’autres vous inscriront comme membre actif, même si vous n’êtes pas encore logés au sein de la coopérative, et vous proposeront de participer au développement des futurs logements.

On devient membre d’une coopérative:

  • en acquérant au minimum une part sociale, le montant minimal étant fixé à 100.- francs (les parts sociales sont restituées lorsque le coopérateur se désinscrit)
  • en acceptant les statuts de la coopérative,
  • en signant, le cas échéant, la charte étique de la coopérative.

Devenir membre d’une coopérative ne signifie pas que l’on obtiendra tout de suite un logement. Il faut parfois attendre plusieurs années avant de pouvoir accéder à un logement. Certaines coopérative permettent de céder sa qualité de membre à sa famille directe, parents ou enfants.

Lorsqu’on accède à un logement, des parts sociales supplémentaires sont demandées, couvrant entre 5% et 10% du prix de revient du logement. Ce montant constitue les fonds propres de la coopérative et oscille entre 4’000.- et 8’000.- francs par pièce. Lorsque le coopérateur déménage, ce montant lui est restitué.  Les parts sociales des coopératives ne sont pas rémunérées et sont restituées à leur valeur nominale.

Différentes solutions existes pour les foyers qui ne disposent pas d’un montant suffisant pour couvrir les parts sociales demandées:

  • utilisation d’une partie de ses fonds LPP,
  • demande d’un prêt à l’Etat: prêt au coopérateur,
  • demande d’un prêt à la coopérative: fond de solidarité de la coopérative.

Les avantages du coopérateur sont les suivants:

  • maîtriser son habitat en participant aux divers organes décisionnels de la coopérative,
  • disposer d’un logement dont le loyer sert strictement à couvrir les coûts,
  • avoir un droit de regard sur la qualité et le coût de son logement, parfois même au niveau de la conception, dans les limites de la réalité économique, et des contraintes liées aux logements,
  • bénéficier d’une meilleure protection contre les congés qu’avec un bailleur traditionnel, attendu qu’une coopérative ne résilie pas un bail sans que le sociétaire n’en ait préalablement été exclu,
  • vivre dans un habitat fonctionnel répondant à certains critères de qualité, privilégiant la relation avec ses voisins ainsi que les espaces de rencontre.